21-10-2020 02:11:27
Catégorie: Ecole d'excellence

cole Nationale de Police (ENP)

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PRESENTATION DE L’ECOLE DE POLICE

C’est depuis 1967 que fut créé l’Ecole Nationale de Police existe sur son site actuel. Elle a ouvert ses portes d’abord aux fils de la Côte d’Ivoire, mais également à ceux et celles de nombreux pays voisins et lointains : le Burkina Faso, le Togo, le Bénin, la République Centrafricaine, etc. Puis, aux filles du pays, en 1988. Durant toutes ces années, elle avait pour seule vocation, la formation initiale des Commissaires, Officiers, et Sous-Officiers de Police.

Depuis 1992, l’Ecole Nationale de Police est devenue une direction centrale ayant une double vocation : la formation initiale et la formation continue de l’ensemble des personnels de la Police Nationale. De cette double casquette, ressort son appellation actuelle de Direction de la Formation et de l’Ecole Nationale de Police. Ses missions et son organisation découlent de sa double vocation

LES ELEVES ET STAGIAIRES

L’Ecole Nationale de Police assure annuellement, depuis quelques années, la formation de plus de 2 500 élèves et stagiaires des trois corps, répartis sur son site et dans les centres de stage de la Direction des Unités d’Intervention (D.U.I) que sont les C.R.S et la B.A.E.

LES MISSIONS

A travers cette petite fenêtre ouverte sur leurs missions, leurs activités ; les compétences requises, les concours et la formation, nous vous offrons l’opportunité de découvrir en quelques lignes,  une approche des divers métiers de la police nationale ainsi que les qualifications exigées pour les exercer.

Mais bien avant, il est nécessaire de connaître les missions générales, de la Police Nationale de Côte d’Ivoire.

LES MISSIONS DE LA POLICE NATIONALE

En règle générale, le policier doit assurer le respect de la loi et des règles en vigueur, au péril même de sa vie. Il est le représentant de l’Etat partout où il exerce. La sécurité des biens et des personnes reste sa première mission. De ce fait, il a le droit de procéder à toute forme de vérification et de surveillance. C’est pourquoi, il est présent partout, même dans l’intimité de chaque citoyen. Pour cela,  nous pouvons l’appeler à n’importe quelle heure, et pour n’importe quel motif de sécurité.

De par ses pouvoirs, il doit veiller à ce que tout soit dans les règles. Quand il constate des irrégularités, le policier a le droit et le devoir de sanctionner au premier niveau. 

Dans le domaine de la sécurité publique, notamment en maintien et rétablissement de l’ordre public, la Police Nationale intervient en premier ordre, c’est pourquoi, on l’appelle force de première catégorie. La Gendarmerie Nationale aussi assure le maintien de l’ordre et de la sécurité. Mais contrairement à la Police Nationale, elle fait partie de l’armée, et est appelée force de deuxième catégorie. Les gendarmes viennent en appui aux policiers en cas de besoin, ou de nécessité. Lorsque ces deux forces n’ont pas pu rétablir l’ordre, alors seulement, les militaires peuvent intervenir en troisième position, d’où l’appellation de force de troisième catégorie. 

Par principe, le policier a pour unique mission de veiller au maintien de l’ordre et de la sécurité intérieure, c’est-à-dire, la protection des institutions de la République, des personnes et des biens. Mais, la Police ivoirienne étant militarisée, elle constitue une réserve pour l’armée, qui peut  la réquisitionner en cas de besoin, ou en cas de crise grave menaçant la survie de l’Etat, ou des institutions républicaines. C’est la raison pour laquelle, elle a participé aux différents conflits des dernières années…

LE METIER DE POLICIER

De tous les métiers qu'offre l’Etat de Côte d’Ivoire, celui de policier figure au premier plan, de ceux sur lesquels pèsent les plus lourds devoirs professionnels et humains. En outre, le métier de policier implique l’exercice de responsabilités cruciales pour la survie de l’État, au nom desquelles lui sont reconnus des pouvoirs « exorbitants du droit commun ». C’est lui qui assure en grande partie le maintien de l’ordre et de la sécurité. 

Un métier varié au service de la collectivité

Le Commissariat de Sécurité Publique : lutte contre la petite et moyenne délinquance, prévention et sécurisation, accueil des victimes, sécurité routière ;

La Police criminelle (anciennement connue sous le pseudo « P.J » (Police Judiciaire) : lutte contre le crime organisé, contre le grand banditisme, le terrorisme (Brigade anti-terroriste), la délinquance financière, le trafic d’armes ou de stupéfiants, etc.

La Police Technique et Scientifique : recueille, analyse et exploite les traces, indices et objets découverts sur les scènes de crimes ;

La Police de l’Air et des Frontières (Direction de la Surveillance du Territoire) : contrôle et lutte contre l’immigration irrégulière, assure la sécurité des aéroports et des ports, des postes frontières, et délivre des documents et titres de voyages ;

Les Compagnies Républicaines de Sécurité : assure le maintien et le rétablissement de l’ordre public, la sécurité routière, la surveillance des personnalités, des lieux et édifices publics, des manifestations publiques, etc.

Le Renseignement : assure la recherche et la synthèse des informations sociales et économiques, lutte contre le terrorisme et l’espionnage…

La Police des Stupéfiants et drogues : assure la lutte préventive et répressive contre le trafic illicite des drogues, stupéfiants, et produits pharmaceutiques non enregistrés.

La Police Diplomatique : assure la sécurité des hautes personnalités étrangères, leurs familles, et leurs lieux de travail.

La Police Economique et Financière : recherche les infractions, recueille et fait la synthèse des informations, en matière économique, et financière ; lutte contre le faux monnayage et les crimes économiques

La Police des Mœurs : assure la lutte préventive et répressive contre les atteintes aux mœurs

La Police de Protection des Mineurs : lutte contre la maltraitance, et le travail clandestin des enfants mineurs, 

Etc.

Les métiers dits «de terrain» (Sous-officier de Police, Officier de

Police et Commissaire de Police des services de sécurité publique, tels les Commissariats, et des Unités d’intervention comme la BAE, les CRS)

Les métiers de Police Technique et Scientifique (technicien de scène de crime, informaticien)

Les métiers de la communication (agents des transmissions et systèmes d’information)

Les métiers administratifs, dits « sédentaires », (Directeurs, Sous-directeur, Commandant d’Unité, Préfet de Police, Préfet de Police Adjoint, secrétaire, etc.)

Les métiers de la santé (Médecin, Pharmacien, Infirmier, Sage-femme, Laborantin)

Les métiers de formateurs, et d’instructeurs (Ecole Nationale de Police)

LES DIFFERENTS CORPS DE LA POLICE NATIONALE

Il existe trois grands corps de métiers dans la Police Nationale de Côte-d’Ivoire, qui se présentent en pyramide. Etant en formation, une couleur spécifique sur le rebord du passant (support des insignes visibles sur les épaules), permet d’identifier les élèves de chaque corps :

Le Corps des Commissaires de Police, au sommet de la pyramide

Le corps des Officiers de Police, au milieu de la pyramide

Le corps des Sous-officiers de Police, à la base de la pyramide

LES FORMATIONS

Tous sont formés à l’Ecole Nationale de Police

L’ECOLE NATIONALE DE POLICE

Seul établissement ivoirien voué fondamentalement à la formation policière, l’Ecole Nationale de police a l'exclusivité d'assurer la pertinence, la qualité et la cohérence des activités relatives à la formation policière initiale et continue du personnel policier. Elle est ouverte aux jeunes femmes et aux jeunes hommes serviables, responsables et persévérants. Le cursus à suivre est différent selon le poste que l’on veut décrocher : commissaire, Officier, Sous-officier. 

L'École peut également homologuer des activités de formation professionnelle, conçues à l'extérieur de ses cadres, susceptibles d'être intégrées dans ses programmes ou de bénéficier de son agrément.  

L'École peut, sur autorisation du ministre de tutelle et aux conditions qu'il déterminera, conseiller, élaborer et offrir des programmes de formation professionnelle aux corps de métiers du domaine de la sécurité (police municipale, sociétés de gardiennage et les associations représentatives de leurs membres). Elle favorise déjà la collaboration de la Police Nationale auprès de diverses institutions, en offrant des conseils et assistance en matière de sécurité (PASU : programme d’appui à la sécurité urbaine) et rend compte à Monsieur le ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur. 

Les conditions générales d’admission

Les candidates et candidats désirant suivre une formation à l’Ecole Nationale de Police, doivent satisfaire aux conditions suivantes :

  • Etre de nationalité ivoirienne

  • Etre âgé de 18 à 30 ans au maximum

  • Avoir une excellente réputation, une bonne présentation et être d’une honnêteté totale

  • Etre en bonne santé et jouir d’une condition physique suffisante

  • Mesurer 160 cm, au moins, pour les femmes, ou les Officiers et Commissaires ; et 165 cm au moins pour les hommes aspirants au corps des Sous – officiers.

  • Etre au bénéfice d’une bonne formation militaire (Formation Commune de Base – F.C.B.)

Les conditions générales de recrutement

Avant de composer dans les disciplines de base, des tests de pré-admissibilité, visent à évaluer la bonne condition physique et l'acuité visuelle des candidats. 

Les candidats qui satisfont aux conditions d’admission et celles exigées par l’arrêté d’ouverture du Ministre en charge de la Police Nationale, passent un concours de recrutement. Les aspirants admis à l’école sont choisis sur la base de leurs résultats et de leur personnalité. Les épreuves se déroulent sur 2 jours et portent sur des matières dont les programmes sont connus d’avance. C’est d’ailleurs, l’un des rares concours, où le contenu des matières est depuis toujours, connu d’avance.

Les concours d’admission

Concours directs                        Niveau d’études                                Limite d’âge

Commissaire                               BAC + 4 (Maîtrise)                                  30 ans

Officier                                       BAC (+2 fortement recommandé)          28 ans

Sous-officier                               BEPC (BAC fortement recommandé)      25 ans

Evolution de carrière par le biais de concours internes.

Il existe des concours Professionnels d’intégration, et de spécialités, tels que :

  • Concours professionnel des Officiers de Police

  • Concours professionnel spécial des Officiers de Police

  • Concours professionnel des Commissaires de Police

  • Concours professionnel spécial des Commissaires de Police

  • Agent spécialisé des Transmissions

  • Technicien de Police scientifique (en projet)

Le contenu des formations

La culture générale est à l’honneur. Les élèves suivent des cours de français (et bientôt d’instruction civique, et d’informatique). Les premiers secours sont enseignés, tout comme les matières à caractère professionnel, telles que la loi sur la circulation routière, le tir, la conduite des véhicules. Le droit, la procédure pénale et le droit administratif, occupent une place importante. La police judiciaire, technique et scientifique, la médecine légale ne sont pas négligées.

La formation met également l’accent sur les contraintes psychologiques et le comportement du policier hors et en service, notamment par le biais d'exercices de mise en situation. 

La condition physique reste omniprésente. Les élèves pratiquent notamment la course pédestre, les arts martiaux, la marche, et les sports collectifs.

Qualités personnelles obligatoires pour être un bon policier

En plus des diplômes exigés et des formations obligatoires, le policier doit encore avoir quelques qualités personnelles. Il lui faut en premier lieu avoir de bonnes capacités physiques. Il doit avoir de l'endurance et être fort à la fois, des qualités utiles pour prévenir les éventuelles courses-poursuites. Certains postes demandent une forte acuité visuelle. Dans l’exercice de sa fonction, le policier doit toujours savoir garder son sang-froid. En même temps, il doit rester sur le qui-vive pour répondre rapidement aux alertes soudaines. La maîtrise de soi est une qualité indispensable. Comme dans la plupart des métiers actuels, le policier doit aussi faire preuve de souplesse et avoir la faculté de s'adapter à toute situation. Les conditions de travail peuvent en effet être très variées, surtout pour ceux qui vont sur le terrain. En un mot, le policier doit être prêt à tout et à tout moment.

L’ACCES AU CORPS DES SOUS-OFFICIERS DE POLICE

(Concours direct de recrutement des Sous-officiers de Police)

Le concours

Epreuves de présélection, dits « du premier tour »

Les candidats passent un examen médical, à l’issue duquel, les candidats déclarés aptes, sont soumis à une série d’épreuves physiques.

Aptitudes physiques : tests d’endurance, de rapidité et d'agilité [voir rubrique " Contenu des programmes "]

Epreuves d’admission, dits « du deuxième tour »

Français : dictée et épreuves complémentaires (vocabulaire, conjugaison, synthèse d'un texte, rédaction, etc.) [voir rubrique "Contenu des programmes"]

Epreuves groupées : actualité, culture générale, histoire, géographie, instruction civique, l’organisation politique, administrative, et judiciaire de la Côte-d’Ivoire (communément appelées O.P.A.J)

La formation à l’Ecole Nationale de Police

La formation se déroule à l'Ecole Nationale de police. Elle offre une formation complète, rémunérée, en régime internat, étalée sur 12 mois, répartis comme suit :

  • 03 mois de formation militaire dite « Formation Commune de Base (FCB) »

  • 06 mois de formation policière théorique

  • 03 mois de stage pratique, dans les services actifs de la Police Nationale.

Sergents de Police : leur Job ?

Ils assurent la sécurité publique dans les villes, et sur les routes. Ils sont en contact quotidien avec les habitants. Ils dissuadent par leur présence, préviennent par leurs conseils et répriment les contrevenants aux lois qui régissent la vie en société. Ils surveillent le réseau routier et procèdent aux constats d’accidents de circulation. Ils peuvent être désignés dans un poste, dans les quartiers, sans leur avis. Certains sont affectés aux groupes d'intervention. D'autres travaillent au profit de la sécurité de proximité (garde de corps).

L’ACCES AU CORPS DES OFFICIERS DE POLICE

(Concours direct de recrutement des Officiers de Police)

Le concours

Bac exigé, peu importe la série (Bac + 2, conseillé en raison de la qualité des postulants venant des universités et grandes écoles)

Le concours est ouvert aux titulaires du Bac, ou d’un diplôme équivalent. Mais la majorité des candidats a un niveau supérieur (Bac + 2, 3, 4). Le concours comporte des épreuves de culture générale, une synthèse à partir d’un sujet d’actualité ; une épreuve de droit pénal, ou de procédure pénale, d’un entretien avec le jury du concours, des épreuves d’exercice physique, etc.

La formation à l’Ecole Nationale de Police

Elle dure dix-huit (18) mois et elle alterne des enseignements théoriques et pratiques. À l’issue de cette formation, l’Officier de police est stagiaire durant un an, puis titularisé la deuxième année, s’il est jugé digne.

Lieutenant de police : Son job ?

Entre enquêtes et filatures, il est l’homme de terrain par excellence. 

Dans un film policier, bien connu qui a fait école, pendant longtemps, le Lieutenant Columbo, a longtemps incarné ce véritable bras droit du commissaire. Le lieutenant, c’est l’homme de terrain, celui qui mène l’enquête, commande les opérations, participe aux planques, procède aux interpellations, assure filatures et rondes...

Les commissaires étant trop occupés par des tâches administratives, ils chargent leurs lieutenants de mettre en place l’ensemble des opérations de terrain.

Le lieutenant de police partage ainsi son temps entre les interventions et son bureau au commissariat. C’est là, en effet, qu’il reçoit les délinquants ou les victimes d’agression et qu’il recueille leur déposition.

Il appartient au corps de commandement et d’encadrement de la police nationale, il a, à ce titre, un rôle de «manager» envers toute une équipe qui travaille avec lui.

Sa mission varie selon qu’il travaille pour le service de la sécurité publique (lutte contre la petite délinquance, protection des biens et des personnes, maintien de l’ordre public), la police judiciaire (lutte contre le crime), les Renseignements généraux, les unités d’intervention de maintien et rétablissement de l’ordre, les compagnies républicaines de sécurité (CRS), la brigade anti-émeute (B.A.E), la Police aux frontières (aéroport, port, poste de police frontière), l’Inspection générale des services de police (IGSP) ou encore le service de protection des hautes personnalités.

Autant de services qu’il peut tenter d’explorer au fil de ses mutations et de son avancement ! Après quatre années de service, le lieutenant peut d’ailleurs passer le concours interne de commissaire, et passer des actions à gérer... à la gestion des actions.

L’ACCES AU CORPS DES COMMISSAIRES DE POLICE

(Concours direct de recrutement des Commissaires de Police)

Le concours

De sérieuses connaissances en droit, un excellent niveau en français et une bonne forme physique sont les trois sésames du concours de Commissaire de Police. 

La formation s’effectue à l’Ecole Nationale de Police (cycle des Commissaires de Police).

Le concours externe (catégorie A) est ouvert aux candidats titulaires d'un bac + 4 (Maitrise sans distinction de filière), de nationalité ivoirienne, âgés de 30 ans au plus au 1er janvier de l'année du concours. Cette limite d’âge peut être prorogée à 35 ans en tenant compte du service militaire effectué, ou d’un an par enfant à charge, en sens de la règlementation des pensions. 

La formation à l’Ecole Nationale de Police

Les lauréats suivent une formation de deux ans (24 mois), comprenant 18 mois de théories, après trois (03) mois de formation militaire (F.C.B) ; et trois (03) mois de stage pratique dans les services actifs de la Police Nationale.

Commissaire de police : Son job ?

 Faire tourner le commissariat, ou l’unité placée sous son autorité ! 

Il doit veiller à respecter le budget imparti, répartir le personnel, le parc automobile disponible... Et enchaîner réunions et dossiers pour mettre en place des projets avec le District de Police, la Préfecture de Police, la justice ou les opérateurs économiques (il est leader et manager). Il coordonne et suit le travail de recherche et d’investigation de ses lieutenants. Il oriente leurs enquêtes, prend parfois la direction d’opérations importantes. En dehors des gros coups, il a rarement le temps d’aller sur le terrain.

LES CONDITIONS GENERALES D’EMPLOI DU POLICER

Quel que soit le niveau, ou le grade auquel l’on prétend, une formation de base, visant l'acquisition ou la consolidation des connaissances générales, spécifiques ou techniques requises, est assurée lors de l'entrée en service. 

Les Policiers effectuent leurs missions en uniforme ou en civil en fonction de leur affectation. Ils bénéficient de bonnes conditions sociales et salariales. Les élèves dans leur ensemble, gagnent un intéressant présalaire durant leur formation. Au terme de leur formation, ils sont embauchés par l’Etat. Ils sont dès lors nommés en qualité de fonctionnaire (de police), avec le grade de Sergent de Police, pour les Sous-officiers de Police ; Sous-lieutenant pour les Officiers de Police, et Commissaire de Police de Deuxième Classe, pour les Commissaires de Police ; et perçoivent un traitement supérieur à ceux afférents aux fonctionnaires de leurs catégories, selon les corps. A cela s'ajoute le bail administratif et diverses indemnités. Leur nomination définitive intervient au terme d’une période probatoire qui dure une année pour les Sous-officiers de Police, et deux années pour les Officiers et Commissaires de Police.

Le salaire progresse ensuite en fonction de l'expérience, des qualifications et des responsabilités que les policiers peuvent être amenés à assumer.

Ils rencontrent une grande variété de personnes dans leur travail. Selon les intérêts et les besoins du service, les Policiers sont amenés à occuper diverses fonctions dans des domaines variés, comme ceux précédemment cités, ou détachés auprès d’autres administrations.

La formation Continue est garantie notamment par la Sous-direction de la Formation Continue et du Perfectionnement, au moyen de stages internes ou externes, à l’étranger, et des cours de préparation aux examens et concours professionnels (virtuels, ou en salle).

Au terme de l’école, le Policier prend l’engagement de servir dans la police durant dix ans au moins après sa nomination. En cas de démission ou, si par sa faute, les rapports de service prennent fin d’une autre manière avant l’expiration de ce délai, il est tenu de rembourser, sauf circonstances particulières, les frais que sa formation aura occasionnés à l’Etat de Côte-d’Ivoire.

STATUT ET LOISIRS

Les policiers ont la possibilité de s’affilier à l'Association de développement de leur village. Ils peuvent également devenir membres des différentes sociétés culturelles ou sportives de tir, vélo, football, clubs des arts martiaux,  etc. Cependant, ils n’ont ni le droit de se syndiquer, ni de faire la grève, quelles que soient leurs conditions de vie ou de travail.

Les policiers font partie de la fonction publique d'Etat mais bénéficient d’un statut particulier, fixant des droits et des obligations :

  • égalité d'accès aux emplois (homme ou femme),

  • continuité dans l'emploi,

  •  obligation de désintéressement,

Leurs actions s’inscrivent dans un cadre républicain et dans le respect de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de la constitution, des conventions internationales et des lois. Les policiers se doivent d'avoir un comportement exemplaire tant dans leur vie professionnelle que privée. Ils sont soumis à un statut spécial rappelant notamment :

  • loyauté envers les institutions républicaines,

  • dignité, intégrité et impartialité,

  • comportement exemplaire,

  •  respect absolu des droits humains, et des personnes,

  •  devoir d’assistance et de protection des individus et de la collectivité,

  • obligation de réserve et astreinte au secret professionnel,

  • obligation de service et d'obéissance hiérarchique

  •  obligation de discrétion et de réserve,

  • obligation de service public,

  • obligation de rendre compte des missions qui leurs ont été données, etc.

LES SERVITUDES

Les Policiers peuvent être appelés à changer régulièrement d’affectation au cours de leur carrière. Ces mutations éventuelles, généralement décidées par la haute hiérarchie policière, sont dictées par des raisons de service, ou à la demande du policier pour des raisons personnelles.

Les missions qui incombent à la police nationale, exigent l’engagement de personnels aussi bien de nuit que de jour, le dimanche et les jours fériés. Il arrive aussi que les policiers soient obligés de servir à l’improviste, lorsqu'ils assurent des services de piquet, en période trouble.

Le métier de Policier est un métier d’avenir, varié et passionnant, un métier motivant, fait de générosité, de contacts humains et d'aide ; même s’il reste toutefois difficile en raison de la résistance physique et psychologique qui sont de rigueur.

Plus d’informations sur : http://enp-ci.net/

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